Ci sono situazioni in cui il peso maggiore non deriva da ciò che accade, ma da ciò che resta implicito. Momenti in cui senti di dover scegliere, ma ogni opzione sembra sacrificare qualcosa di essenziale.
Essere deciso o restare aperto. Guidare o ascoltare. Proteggere chi sei o cambiare. La sensazione è sempre la stessa: qualunque strada prendo, perdo qualcosa. Dietro questa fatica c’è un bisogno molto umano: trovare coerenza senza tradirsi. Non vogliamo vivere divisi, né scegliere una parte di noi a discapito di un’altra; eppure, la realtà, nella vita come nel lavoro, ci mette continuamente davanti a tensioni opposte.
Qui entra in gioco il paradosso. Un paradosso non è un errore logico. È il segnale che stiamo guardando qualcosa di reale, ma complesso. Osservare l’implicito allenando lo sguardo significa cogliere questo: due opposti possono coesistere senza annullarsi. Non sempre bisogna scegliere, a volte bisogna tenere insieme.
Pensiamo alla leadership. Essere fermi e flessibili - autorevoli e umani - orientati al risultato e attenti alle persone. Quando cerchiamo di eliminare uno dei due poli, qualcosa si rompe. Quando invece restiamo nella tensione, iniziamo a vedere meglio. Allenare lo sguardo non vuol dire risolvere subito, ma saper restare senza forzare una sintesi prematura.
Ignorare il paradosso porta a scelte rigide. A identità semplificate. A decisioni che funzionano solo a metà. Riconoscerlo, invece, permette di vivere con più integrità: nelle decisioni, nel lavoro, nelle relazioni. Non per avere sempre ragione, ma per restare fedeli a una realtà che è più ampia di una sola risposta.
Forse il punto non è scegliere da che parte stare. Ma imparare a stare meglio nel mezzo. E chiedersi, ogni tanto: quale paradosso sto cercando di eliminare, quando invece potrei iniziare a osservarlo?
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Il y a des situations où le poids le plus lourd ne vient pas de ce qui arrive, mais de ce qui reste implicite. Des moments où l’on sent devoir choisir, mais où chaque option semble sacrifier quelque chose d’essentiel.
Être décidé ou rester ouvert. Diriger ou écouter. Protéger qui l’on est ou changer. La sensation est toujours la même : quelle que soit la voie choisie, on perd quelque chose. Derrière cette fatigue se cache un besoin profondément humain : trouver de la cohérence sans se trahir. Nous ne voulons pas vivre divisés, ni choisir une part de nous au détriment d’une autre ; et pourtant, la réalité — dans la vie comme au travail — nous place sans cesse face à des tensions opposées.
C’est là qu’intervient le paradoxe. Un paradoxe n’est pas une erreur logique. C’est le signe que nous sommes en train d’observer quelque chose de réel, mais de complexe. Observer l’implicite en entraînant le regard, c’est comprendre ceci : deux opposés peuvent coexister sans s’annuler. Il ne s’agit pas toujours de choisir ; parfois, il s’agit de tenir ensemble.
Pensons au leadership. Être ferme et flexible, autoritaire et humain, orienté vers le résultat et attentif aux personnes. Lorsque l’on cherche à éliminer l’un des deux pôles, quelque chose se brise. Lorsque l’on reste dans la tension, au contraire, la vision s’éclaire. Entraîner le regard ne signifie pas résoudre immédiatement, mais savoir rester, sans forcer une synthèse prématurée.
Ignorer le paradoxe conduit à des choix rigides, à des identités simplifiées, à des décisions qui ne fonctionnent qu’à moitié. Le reconnaître, en revanche, permet de vivre avec plus d’intégrité : dans les décisions, dans le travail, dans les relations. Non pas pour avoir toujours raison, mais pour rester fidèle à une réalité plus vaste qu’une seule réponse.
Peut-être que l’enjeu n’est pas de choisir de quel côté se tenir, mais d’apprendre à mieux habiter le milieu. Et de se demander, de temps en temps : quel paradoxe suis-je en train d’essayer d’éliminer, alors que je pourrais simplement commencer à l’observer ?


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